Trail de Dogny édition 2016

Publié le par Thierry, Auteur Mickaël Leclercq

     Le trail de Dogny qui s’est tenu dimanche 17 avril à Sarraméa fut organisé pour la 1ère fois en 1996. Deux parcours proposés : un de 20 km pour les traileurs confirmés et un de 8 km pour les « amateurs » mais contrairement aux années antérieures, l’épreuve ne se déroulait  pas en binôme mais en individuel.
     - 7h00 : arrivée sur zone, récupération du dossard avec la famille et première surprise, j’apprends que le parcours sera réduit à 18 km mais toujours avec le même D+ soit 1500 m environ.
     - Petit échauffement d'une quinzaine de minutes et à 7h30 précises le départ est donné par le petit chef de la tribu de Sarraméa.
     Ça part très vite avec aux avant-postes comme prévu, Castille Christophe et bien sûr Lanceleur Ludovic.
Je me mets à leur train car m'étant entraîné en montagne avec eux,  je sais déjà qu'il va être difficile de les tenir!!
     Légèrement derrière nous, Guillaume, Franck, David, Damien, Soma Alex (1er militaire au semi-marathon de Nouméa 2015) sont bien présents ainsi que d'autres dont je ne connais pas encore les noms.
     - Après 500 m roulants,  ça y est,  on commence la grimpette. Je me sens bien et surtout j'aime grimper. Je prends plaisir surtout que c'est mon premier trail depuis que Jean Berthet m’entraîne. Très vite Ludo met un coup de collier et nous décroche Christophe et moi. A ce moment, je pense que ce n'est pas très grave et espère encore le revoir dans la montée qui nous mènera au plateau de Dogny. Avec Christophe, nous nous relayons mais rien à faire, Ludo  est trop fort et a bien fait la différence.
     Jusqu'au plateau tout va bien, 7ème km et tout roule. Le plus gros du dénivelé est fait et nous avons pris un peu d'avance sur nos poursuivants, ce qui me laisse un peu de temps pour pouvoir admirer cette magnifique vue que nous offre le plateau. C’est également pour cela que j'aime cette discipline qui permet de profiter de la beauté de la nature.
     Environ 2kms de plateau où Christophe va très vite alors je m’accroche. Nous nous relayons à nouveau jusqu'au bon gros « coup de cul » qui nous attend. Surprise ! Au pied de la côte, nous apercevons Ludo qui lui est déjà en haut !
     Je grimpe, "DIA" (c'est du basque) j'ai les cuisses qui chauffent, un truc de fou !
Je ralentis, Christophe prend le relais et ouf, enfin le sommet. Maintenant, en avant pour environ 5 km de descente, mais rien à voir avec les courses de métropole, chez moi, dans les Pyrénées, qui ont pourtant la réputation d'être techniques. Descente super raide avec une succession d'obstacles, de terrain instable.
     Je ne suis pas un super descendeur … je chute. Christophe, quant à lui,  descend très vite et s'échappe. Je chute à nouveau une dizaine de fois dont une belle qui me laisse encore quelques traces aujourd'hui.
La cheville ramasse, je cherche mon chemin à plusieurs reprises…  bref, la  descente fut un peu chaotique pour moi.
     Pour finir, une succession de petites bosses beaucoup moins techniques sur 3 à 4 km environ. Ça y est, j’aperçois ma famille et  mon petit Louis m'accompagne sur les 200 derniers mètres.
     C'est TOP : une 3ème place qui me fait plaisir tout en sachant qu'il me reste du travail pour rivaliser avec les champions de l'île.
     Pour conclure, je dirais que c'est une course vraiment technique avec un paysage à couper le souffle, des organisateurs sympas, des stands bien achalandés en produits locaux à l'arrivée et une très bonne ambiance.
     Le seul point négatif à signaler car il faut faire avancer les choses : les ravitaillements. Même si l'on nous oblige à partir avec deux litres de carburant, je trouve, comme bon nombre de coureurs d’ailleurs qui sont arrivés «à sec», qu’un seul ravitaillement sur tout le parcours, c'est vraiment light !
 

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