Un 5 000 m à la marche!

Publié le par Thierry, Auteur Michel Gautier

 
Le départ
        Vendredi 22 avril 17 heures, sur le stade de Boulari, sous une petite brise et dans les derniers rayons du soleil couchant, le coup de feu du starter retentit. Qui voit-on alors s’élancer ? La foule des compétiteurs ? Non ! Trois fous, Myriam, Thierry et Michel qui osent marcher de façon la plus athlétique qui soit! C’est vrai la « marche athlé », ce n’est pas encore un sport de masse! Pourtant nous voilà bien partis pour douze tours et demi de piste.
     Dès le départ, Thierry part comme une fusée (Si! Si! en marche, tout est possible). J’essaie bien de prendre sa foulée, mais là c’est trop vite pour moi et je me dis, prudent, qu’il faudra tenir le train jusqu’au bout. Heureusement Marie-Jo est bien là, calée au bord de piste et nous annonce déjà nos temps au passage du 200 m. Bon, là on est parti comme pour un sprint! Faut réduire un peu l’allure!
     Les tours de 400 m se succèdent et le stade continue à se remplir de promeneurs, qui déambulent insouciants sur la piste, à l’océanienne, pas stressés pour un sous! Parfois, j’en hèle certains, dont la stature imposante m’empêche de les bousculer (vaut mieux pas les mettre en colère), de me laisser le passage d’une voix haletante. A d’autres moments, l’animation varie et c’est un ballon qui traverse la piste, car le terrain central accueille de jeunes espoirs, du ballon rond… Bref, le stade est loin d’être désert, même si l’ordre et la discipline de piste peuvent encore progresser …
     Il fait bien chaud et la sueur nous dégouline du visage, c’est en ces moment-là qu’il y a des envies de limonade bien fraiche …Nous doublons Myriam qui poursuit bravement en solitaire son effort (Chapeau! : c’est la seule femme ayant osé s’aligner dans  cette aventure), puis c’est Thierry qui me passe après les 3000 m, dans un style plus coulé que d’habitude, me laissant loin derrière.
     Alors, «plein de certitudes» (Si ! il faut y croire!), je maintiens le train autour de 2’35 au tour, en pensant à ne pas dégrader la technique gestuelle. J’essaie de me décontracter les épaules, de bien me propulser à l’aide du pied arrière en poussant sur le gros orteil ; je n’oublie pas, pour économiser mes forces, de diminuer légèrement la foulée, en augmentant la fréquence de rotation des hanches. Bref, vous voyez, en marche athlé, on pense quand même! C’est pas comme tous ces coureurs qui foncent et n’ont le temps de rien !
     Ca y est, la fin approche: plus que 2 tours ; j’accélère ! Mais c’est déjà fini pour Thierry dans un temps canon! Enfin, Marie-Jo m’annonce le dernier tour: là je donne tout, pour boucler ce dernier 400 m à 10 km/h. Enfin, arrivé et content du chrono! Reste Myriam, qui n’en a pas fini, mais nous sommes tous là au bord de piste pour l’encourager jusqu’au bout.
Belle épreuve, avant le prochain 10 000 m de marche le 11 mai (25 tours de piste!)
 

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