La cicatrisation

Publié le par Thierry

Coupure, écorchure…Notre corps est capable de réparer les lésions que nous lui provoquons. Comment ? Plusieurs mécanismes se mettent aussitôt en action pour régénérer le tissu. Les plaquettes en sont les premières ouvrières.
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Notre corps renferme environ 150 à 400 grammes de plaquettes par litre de sang. Photo © DR

Effet immédiat : l'inflammation

    D'où vient cette rougeur autour de la plaie ? C'est un effet immédiat au traumatisme subi par le corps. Au niveau de la coupure, des cellules jouant un rôle dans la réponse immunitaire, les mastocytes, sont lésées. Leur réponse : la sécrétion d'une molécule chimique, l'histamine. Cette substance est un puissant vasodilatateur ; les vaisseaux sanguins à son contact se dilatent. Le flux sanguin augmente sensiblement à l'endroit de la blessure.
S'en suit un
e sensation de chaleur mais également de douleur. Les vaisseaux abîmés libèrent de l'eau qui envahit les cellules environnantes. Elles gonflent et provoquent un œdème. Les nerfs qui passent aux alentours sont alors comprimés ; ils envoient un signal au cerveau : la douleur apparaît.
    L'afflux de sang au niveau de la coupure, a pour objectif d'éliminer les cellules mortes ainsi que les toxines, c'est la détersion ; mais également d'acheminer les agents guérisseurs tels que les plaquettes ou thrombocytes, des cellules différenciées du sang.

Des cellules "haute couture"

    Autant la réponse immunitaire est immédiate, autant la cicatrisation s'opère plus lentement. Lorsque les vaisseaux sanguins sont altérés, une hémorragie s'effectue. Premier réaction du corps humain, arrêter la déperdition de sang. Les plaquettes entrent à ce moment en jeu. Synthétisées dans la mœlle osseuse, ces cellules s'agglutinent à l'endroit de la plaie. Elles ont le rôle principal dans la coagulation sanguine.
Les thrombocytes transforment le fibrinogène, protéine fibreuse du sang, en fibrine. Ces "filaments" constituent un maillage comme un filet de pêche. Ils emprisonnent les cellules sanguines s'échappant de la lésion vasculaire : un caillot se forme pour colmater le trou, c'est la croûte.
    L'hémorragie arrêtée, les cellules de la peau se mettent au travail. De jeunes cellules migrent de leur lieu de formation, la partie inférieure de l'épiderme (couche superficielle de la peau) jusqu'à la surface. La cicatrisation est terminée.

 

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