Auckland, dimanche 31 octobre 2010

Publié le par Le concombre masqué

DSC05760--800x600-.jpg      Vous prenez les mêmes que l’an dernier : Brigitte, Françoise, Marie, Alain, Alain, Jean-Louis, Ludovic et Yann. Vous y ajoutez, tout comme l’an dernier, Lynda et Patrick venus de leur côté. Vous nous mettez sur la même ligne de départ et nous voilà repartis, qui pour un semi, qui pour un marathon. Je pourrai vous raconter ma course, vous dire que nous avons tous bien courus, que nous étions dans les temps, que nous avons ratatiné dans la deuxième partie du parcours, je ne sais combien de coureurs partis trop vite dans la première,…mais tant d’autres l’ont déjà fait avant moi. Je n’ai pas grand-chose à ajouter aux expériences qu’ils nous ont fait partager et dont ils nous ont enrichis. En revanche, peu doivent avoir autant d’anecdotes à raconter.

    La première se passe en salle d’embarquement à Tontouta. Soudain quelqu’un blêmit… il a oublié les cartes bleues (autrement dit pas que la sienne),….. Je connaissais déjà bien les pouvoirs magiques de ces petits bouts de plastique, mais là, j’ai découvert qu’ils peuvent créer le silence, un lourd silence, épais comme un brouillard londonien. Si, si je vous jure !  Heureusement l’esprit de Marie-Jo était là et veillait sur ses athlètes. Les cartes étaient dans le sac, à l’abri d’un repli du plan d’entraînement de notre coach adorée… Ouf !

    Une fois dans l’avion on découvre que de mettre côte à côte au 1er rang (là où il y a de la place pour les jambes), la plus jeune et l’un des plus anciens, ce n’est pas forcément une bonne idée. Habituellement, on met toujours un adulte à côté d’un UM, mais là, on a oublié. Alors voilà nos deux gamins en train de tripoter frénétiquement chacun leur télécommande pour essayer de changer le programme de l’écran qui est collé à la cloison devant eux dans l’avion. C’est bizarre quand même, 2 zapettes pour un écran, surtout quand on remarque qu’il est placé, de façon à ce que tous les gens aux alentours puissent le voir… Et pendant ce temps là, repliés dans les accoudoirs de nos deux zappeurs fous, leurs écrans essaient de suivre le rythme.

Rotation-de-DSCF4918--800x600-.jpg    Il y a ensuite Monsieur Tête en l’Air qui au retrait des dossards, probablement trop occupé à sélectionner les demoiselles avec qui il ferait la course le lendemain, ne se rend pas compte qu’on est en train de lui donner le dossard d’un autre. Ca lui coutera de revenir.

DSCF4959--800x600-.jpg    Au passage piéton, il y a Madame « Essaye toujours de m’arrêter ! ». Que le petit bonhomme soit rouge ou vert, elle s’en moque. Elle arrive, elle traverse. P1000241--800x600-.jpg   Il y a Monsieur Sanisette. À chaque marathon, il se dit qu’il aurait pu mettre 3 ou 4 mn de moins, mais voilà…

    La dernière anecdote, je vais avoir du mal à vous la raconter, tant elle est surréaliste, mais certains spectateurs aux environs du 8ème kilomètre vous jureront qu’ils ont vu quelqu’un courir en sens inverse puis repartir dans le bon sens en courant à reculons.

    Ne me demander pas de nom, je tiens à la vie. D’ailleurs, je ne vous donnerai pas le mien… 

    Ah, avant de vous quitter, il faut quand même que je vous dise : le semi et le marathon d’Auckland sont deux super courses. Le semi et la première partie du marathon suivent un même tracé assez vallonné dans la banlieue Nord d’Auckland avant de traverser le pont et de revenir en ville. Le deuxième semi se poursuit en bord de mer et est quasiment plat. L’ambiance est chaleureuse, les spectateurs hors paire et, compte tenu du nombre de participants, on ne se sent jamais seul. Pour vous rendre au départ vous avez même le droit à une balade en bateau. Quant à l’organisation elle est irréprochable. Attention, si l’expérience vous tente, les inscriptions ouvrent début avril et sont complètes en à peine quelques semaines seulement.

Vous trouverez toutes les infos sur le site http://www.aucklandmarathon.co.nz/ Et puis profitez en pour passer quelques jours de congé là bas.

Publié dans Divers

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