Cédric, le retour!

Publié le par Cédric OBLET

cedric.jpg                   La Gigawatt !!! Enfin de nouveau au départ. Ma dernière participation remontait à 5 ans, en 2008, un an après la naissance de Julia notre 2ème enfant. Isa reprenait la compétition, on décidait donc de courir ensemble cette année-là sur le 10km en mixte.

     Puis ce fut une longue préparation pour les jeux de 2012, privilégiant « la piste », avec pour objectif les mini-jeux aux Iles Cook en 2009, étape indispensable, qui s’est révélée probante, puisque j’y ai réalisé mes meilleurs chronos sur 5 000m et 10 000m. Enfin les Jeux du Pacifique donc, avec un  nouveau record personnel sur le 1500m en finale. Quels souvenirs !!!

     Mais voilà, tellement heureux d’avoir pu retrouver mon niveau sur cette distance qui me réussissait bien, (car 4 mois avant la compétition je me faisais une entorse assez grave, avec fracture de la malléole …) qu’une semaine après la cérémonie de clôture, je décide de remettre un coup d’entrainement pour me préparer au 1500 m du meeting d’athlétisme organisé par la ligue. Et là, au cours d’une sortie, qui ne devait être qu’un banal footing, « à cause », je dis bien à cause de « supers » sensations, je file sur les baies à une allure complètement folle. Mais ça ne me suffit pas alors je relance, je n’ai jamais ressenti de pareilles sensations à l’entrainement, je n’ose pas dire mon allure, je ne suis qu’un coureur régional, mais je fais n’importe quoi, comme dirait qui vous savez … Bref au bout de 35’ environ, une douleur qui part du bas du mollet, et puis qui remonte très rapidement, même violemment à mi-mollet, pas le temps de réfléchir, comme un coup de poignard, bref obligé de me ranger sur le côté.

Je ne comprends pas ce qui se passe, quelle est cette douleur ? Je n’ai jamais ressenti cela. A part mon entorse, qui d’ailleurs ne m’avait pas fait trop mal sur le coup,  je n’ai jamais été blessé. Mais là, il s’est passé un truc, c’est certain, en à peine 100m. Je rentre en marchant, en trainant la patte comme on dit, jusqu’à la maison …. Oh, ça va passer me dis-je ….Mais ça ne passe pas. Je décide de consulter, mais trop tard. Verdict  tout de même: déchirure

     Voilà, c’est passé ! Semble-t-il. Peut-être, je n’ose pas y croire, je suis toujours à la recherche de la moindre alerte, et il y en a, … C’est passé donc, peut-être, je n’en sais rien, mais ça fait déjà 2 ans. 2 ans que j’attends ça.

     Je ne m’étendrai pas sur les détails de ses 2 années passées, il  y a eu des reprises et des rechutes, puis encore des reprises, de nouveau des douleurs … Bref, je décide enfin de me tester sur un petit raid de 9 km (le raid de Gouaro Deva), une épreuve d’endurance d’abord, pour voir : ça passe. C’est bon signe, je vais me tester maintenant sur une distance plus courte, un peu plus violente, les « foulées de l’amitié », ça passe également. Le chrono ne ressemble en rien à ce que je pouvais produire il y a 2 ans. Mais ce n’est pas grave, ce n’était surtout pas l’objectif. Petite chose très encourageante tout de même, je gagne au sprint, et ça, c’est très bon signe, si je commence à retrouver mon finish… ça a toujours été mon point fort, la fin de course.

L4--800x600-.JPG          J’ai dans un coin de ma tête la Gigawatt.        Je pense qu’un nouveau test est nécessaire. J’ai besoin de me mesurer aux copains, de voir vraiment ce que je vaux en ce moment. Je décide de m’inscrire au Trophée Moglia, je sais qu’il y aura du beau monde. Peu importe ma place, mais il faut que je me retrouve dans une belle course, et celle-ci en est une, à tous points de vue. Celles et ceux qui y ont participé une fois ne me contrediront pas. Bilan, une place honorable, bien loin encore de mes chronos, mais ce n’est pas grave, le but est ailleurs. Toutefois, je sens bien que je ne suis pas encore compétitif sur ce type de course. J’avais proposé à Gilles (Brouillaud), de courir la Giga sur 10 km, mais je sens qu’il va me falloir un peu de temps encore. Gilles accepte ma décision et comprend, nous sommes des compétiteurs avant tout. Merci Gilles.

     Mais l’envie est tellement grande, surtout que depuis le début de l’année j’encourage Isabelle qui enchaine les trails, et les bonnes performances. Finalement, je rencontre par hasard le coéquipier d’Isa, et lui parle de la Giga, il m’annonce que Céline (sa femme) cherche un équipier sur le 10 km. Ni une ni deux, comme on dit, je lui propose d’être son binôme, elle accepte. Et c’est comme cela que je fonce nous inscrire mercredi une heure avant la clôture  des inscriptions. La suite on la connaît, on termine 1ère équipe mixte. Mais ça, ce n’est que la cerise sur le gâteau. Car mon gâteau à moi, c’était de me retrouver sur la ligne de départ, en cette magnifique journée, sur le barrage, au milieu de plus de 1400 coureurs. Et puis cette course … Même si on connaît le parcours, qui ne change pas d’année en année, reste un évènement au goût tellement particulier.

     La course est passée maintenant, je remercie ma partenaire. Mais contrairement à Isa qui aurait bien continué, moi je suis content de m’arrêter à l’arrivée du 10 km. Mais attention l’an prochain …

 

Publié dans Chronique de course

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Sylvie 12/10/2013 10:34


Bel article et beau retour sur les podiums ! Et à titre perso, une expérience qui me redonne espoir - même si je suis loin des perf' de Cédric - après ces deux déchirures et autres blessures
collatérales qui n'en finissent pas depuis 2 ans ! Merci !

Thierry 12/10/2013 11:07



On compte sur Cédric cette année, on sent qu'il a les moyens de revenir à son meilleur niveau. Allez Cédric!!